Mardi 8 septembre 2009
2
08
/09
/2009
14:14
Devant les atrocités de la guerre,
nous avons tendance à porter des jugements.
Les auteurs de ces crimes, sont-il des monstres ?
Dans notre coeur, regardons sincèrement.
Deux énergies existent dans l'Univers,
l'Amour et la Peur.
l'Amour est la seule, en vérité,
la Peur n'étant que l'autre polarité.
Choisissons d'englober,
dans l'état de Boddhéité,
toutes les souffrances.
Choisissons d'aimer,
dans la Lumière, tout ce qui Est,
et ressentons cette Puissance.
Un instant de peur nous étreint, fugace.
vulnérable, est-ce là notre faiblesse ?
La peur de mettre à nu notre Etreté,
de connaître notre divinité.
Mais dans la faiblesse,
nous contactons notre Force :
Cette énergie vibrante d'Amour.
Choisissons de rendre manifeste
le plus beau qui existe
en notre être, pour toujours.
L'Amour est une puissante énergie de guérison
Grâce à elle, nous pouvons aussi accueillir
notre ombre qui est ainsi révélé.
Dans l'abandon,
pour transmuter le pire,
en nous, jaillit la Lumière et la Paix.
(Fidélis)
Par fidélis
-
Publié dans : journal intime
-
1
-
Recommander
Vendredi 3 juillet 2009
5
03
/07
/2009
08:26
Dans ma vie, aimer a souvent signifié être dépendant de l'autre, de l'amour que l'autre me donne, mon
conjoint, mes amis, mes enfants.
Marie-Lise Labonté dans son livre "Aimer vraiment" écrit : " Lorsque l'amour vient d'une soif de fusion qui a pour mission de remplir un manque, et encore plus profondément un vide, c'est qu'il existe une blessure fondamentale
latente."
Parce que l'expérience de la fusion n'est pas nécessairement vécue dans l'amour, c'est-à-dire dans le
sens du détachement et de la liberté par rapport à soi et aux autres, l'état de fusion n'est plus un choix, il devient
un besoin qui remplit le manque. Or, il n'y a pas de réelle expérience de l'amour sans
fusion, c'est-à-dire sans communion d'être et d'âme.
Quand j'étais jeune, l'expérience d'aimer de manière fusionnelle engendrait de la confusion. Je ne savais pas qu'aimer signifiait la capacité de fusionner avec ce qui
est là, dans le détachement et la liberté. Il n'est donc pas question de désir, d'intérêt, de possession ou d'attachement mais d'expérience de l'amour qui unit toutes les vibrations sans conditions.
Deepak Chopra nous dit que révéler les blessures de la séparation cachées dans l'inconscient requiert un véritable engagement de l'esprit. Car quand on regarde de près ces blessures, elles
apparaissent comme des trous noirs qui aspirent la confiance, l'estime de soi-même, la certitude de pouvoir survivre. En approchant un seul de ces trous, nous
découvrirons une vaste gamme de sensations : malaise, nervosité, vertiges, nausées, anxiété, panique, terreur. Ou encore l'impression d'un trou dans la poitrine ou l'abdomen ou une pression étouffante.
Habituée à ces sensations d'étouffement, je me posais des questions sur la nature exacte de ces sensations. Si le problème était à l'intérieur de moi alors je désirais ne plus vivre ces expériences
du "trou noir". J'avais décrétée que le détachement était préférable à l'attachement. Je ne voulais plus souffrir, je ne voulais plus être dépendante de qui que ce soit. Je voulais connaître l'amour dans le détachement.
Mais je me suis attachée à d'autres personnes en dehors de mon conjoint ou de mes enfants : ma famille élargie, mes amis, ma communauté. Leur amour ou leur
affection avait de l'importance pour moi. Cela me faisait peur, de temps en temps, je dressais "un mur" pour me protéger. Un jour, une personne m'a dit :
"C'est en faisant l'expérience de l'attachement jusqu'au bout que l'on peut ensuite se détacher. Comment peut-on se dire détaché, quand on n'a pas été attaché".
Cela me fit réfléchir, et je décidais de m'attacher, mais de façon consciente, et d'aller jusqu'au bout, car un jour ou l'autre, sur la voie que j'ai choisi, il
me faudrait me détacher du besoin de mes enfants, de ma famille, de mes amis car autrement c'est la mort qui m'obligerait à le faire.
Je me suis de plus en plus attachée à des personnes, jusqu'à ce que je ressente la nécessité de faire "le deuil" de leur amour ou de leur affection. La perte de
tout ce qu'elles m'apportent est douloureuse et la guérison est longue, mais au bout, pour moi, il y a la liberté
d'aimer vraiment, sans conditions, sans exigences, sans chaînes.
Comme l'écrit Kalil Gibran, "Tout cela, l'amour vous le fait subir afin que vous connaissiez les secrets de votre
coeur et, au travers de cette connaissance, deveniez fragment du coeur de la Vie."
Deepak Chopra nous dit encore qu'un trou noir non guéri va grandir de plus en plus jusqu'à devenir une blessure géante. La plus grande
blessure dont on puisse être atteint est celle de la séparation, le traumatisme consécutif à la perte d'amour, de l'esprit, de Dieu. C'est le trou noir
primitif. Il nous coupe de la source d'amour de paix et de joie.
Quelqu'un qui n'a pas guéri cette absence originelle ressentira un sentiment de menace diffuse, qui est une forme de désespoir. L'approche du trou noir originel
engendre des sentiments d'accablement, de perte, de dépouillement extrême et des angoisses violentes de mort.
"On guérit les trous noirs en demandant à l'esprit de les combler. Malgré la terreur qu'ils inspirent, les trous
noirs se réduisent à un simple manque d'amour."
Aujourd'hui, il ne s'agit plus d'être détaché ou attaché mais surtout d'ouvrir mon coeur totalement, de m'abandonner dans cette relation avec mon conjoint, d'être engagée à 100%.
Très tôt, j'ai été consciente que "tomber amoureuse" supprime la souffrance immédiate de la perte, mais que ce sentiment est éphémère. Parfois, il m'arrive de
ressentir que l'être aimé se trouve à l'intérieur de mon coeur, que le manque d'amour est comblé.
Mais le vrai travail spirituel consiste à remplir soi-même ce manque.
"Pour exercer l'esprit à l'amour de soi, il faut lui montrer, sans relâche, que le Moi est un refuge d'amour et
de protection parfaitement sûr. Le Moi le plus haut ne peut vous protéger qu'à partir du moment où vous recherchez sa sécurité. Ce processus commence dès que vous consacrez du temps et de l'énergie
à l'amour de soi... Quand vous placerez ces objectifs au premier plan de vos relations amoureuses, vous aiderez l'être que vous aimez à trouver l'amour de soi au lieu d'attendre que l'amour soit
constamment dirigé vers vous."
Il n'existe donc pas d'autre voie pour atteindre une plénitude et un épanouissement réels, que celle qui passe par le Moi (c'est-à-dire le Moi divin).
Par fidélis
-
Publié dans : journal intime
-
0
-
Recommander
Mercredi 3 juin 2009
3
03
/06
/2009
22:00
Voilà deux mois que j'ai écrit l'article "prendre le temps pour son enfant". Comme cela me paraît déjà loin !
Depuis cette forte prise de conscience, ce soir-là, quant au besoin d'être bercé de mon fils, je n'ai plus de souci pour le coucher. Quelques minutes de câlins et de bercement, très appréciées de
part et d'autre, et Hop ! Au lit ! Quelquefois, il en redemande à son père. Mais cela suffit pour qu'il s'endorme tranquillement tous les jours.
Mais surtout, ce qui a transformé ce qui fût à l'origine un problème, et de façon radicale, c'est mon acceptation de cette situation. Je n'ai plus
ressenti la lutte de "mon besoin contre son besoin", mais j'ai "embrassé" cette situation : son besoin d'être bercé c'est aussi mon besoin de le bercer.
Oui, la vie nous apparaît plus belle et plus simple quand on change notre regard sur les choses, de notre petit égo pour l'élargir au Grand Soi.
Avec l'aide de Dieu.
Par fidélis
-
Publié dans : journal intime
-
0
-
Recommander
Jeudi 2 avril 2009
4
02
/04
/2009
14:25
Je remarque,
depuis quelque temps, que mon fils (18 mois), se met à pousser des cris quand on le couche. Cris perçants d'appel ou de colère ? Ils me vrillent le tympan.
Je sais que je ne prends pas le temps de le bercer un peu dans mes bras le soir. Je lui ai donné cette habitude de s'endormir rapidement seul, sans musique, sans veilleuse car j'ai 2 autres enfants
à coucher. Et plus ils sont grands, plus ils désirent notre présence le soir, avant d'aller au lit.
Alors oui, j'étais fière que le petit dernier s'endorme vite, tout seul. Au moins, je ne ferai pas la même erreur qu'avec l'aînée que j'ai berçé pendant plus de 2 ans !!
Mais là, je ne sais plus quoi penser. Ce petit chou a été malade, il a perçé ses dents. Je ne trouve que des excuses à ses cris le soir et je ne cherche que des remèdes : suppo de chamomilla
pour les dents, homéo, efferalgan pour d'éventuelles douleurs la nuit.
C'est en relisant les livres de Soeur Emmanuelle et de Mère Thérésa, que je me questionne sur mon rôle de maman.
Moi qui désire tant faire le plus pour mes enfants, n'agirais-je pas en égoïste quand, fatiguée le soir, je me dépêche de les envoyer tous au lit, désirant secrètement avoir un peu de temps pour
moi ?
Assurément, j'aurais besoin de me remettre en question. Car mon but dans la vie est d'aimer, toujours plus, apprendre à aimer vraiment mes enfants, mon mari et tous les
autres.
Alors, un soir où mon bébé crie longtemps, où je le gronde et le menace, je finis par reconnaître mon impuissance et là je prie. A travers mes larmes de colère, je me tourne vers Dieu, pour avoir
la Force de Son Amour, pour répondre au besoin de mon enfant. 5 mn après, je prends ce petit dans mes bras, et je le berce, sans mots, juste en priant à l'intérieur pour que mon coeur s'ouvre et
pardonne. Peu à peu, une onde d'amour m'envahit au-dedans et autour de moi pour le transmettre à ce petit être qui est venu dans ma vie pour m'aider à grandir en Amour. Je m'apaise et je le
rassure. Oui, je t'aime, je suis là pour m'occuper de toi. Quelques minutes ont suffi pour le consoler et je le pose dans son lit. Enfin il dort après 1 heure
de bataille : son besoin contre mon besoin.
Je remercie Dieu et je me promets à l'avenir de bercer tous les soirs quelques minutes mon fils, et plus s'il en redemande.
Par fidélis
-
Publié dans : journal intime
-
3
-
Recommander