Vendredi 3 juillet 2009
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Dans ma vie, aimer a souvent signifié être dépendant de l'autre, de l'amour que l'autre me donne, mon
conjoint, mes amis, mes enfants.
Marie-Lise Labonté dans son livre "Aimer vraiment" écrit : " Lorsque l'amour vient d'une soif de fusion qui a pour mission de remplir un manque, et encore plus profondément un vide, c'est qu'il existe une blessure fondamentale
latente."
Parce que l'expérience de la fusion n'est pas nécessairement vécue dans l'amour, c'est-à-dire dans le
sens du détachement et de la liberté par rapport à soi et aux autres, l'état de fusion n'est plus un choix, il devient
un besoin qui remplit le manque. Or, il n'y a pas de réelle expérience de l'amour sans
fusion, c'est-à-dire sans communion d'être et d'âme.
Quand j'étais jeune, l'expérience d'aimer de manière fusionnelle engendrait de la confusion. Je ne savais pas qu'aimer signifiait la capacité de fusionner avec ce qui
est là, dans le détachement et la liberté. Il n'est donc pas question de désir, d'intérêt, de possession ou d'attachement mais d'expérience de l'amour qui unit toutes les vibrations sans conditions.
Deepak Chopra nous dit que révéler les blessures de la séparation cachées dans l'inconscient requiert un véritable engagement de l'esprit. Car quand on regarde de près ces blessures, elles
apparaissent comme des trous noirs qui aspirent la confiance, l'estime de soi-même, la certitude de pouvoir survivre. En approchant un seul de ces trous, nous
découvrirons une vaste gamme de sensations : malaise, nervosité, vertiges, nausées, anxiété, panique, terreur. Ou encore l'impression d'un trou dans la poitrine ou l'abdomen ou une pression étouffante.
Habituée à ces sensations d'étouffement, je me posais des questions sur la nature exacte de ces sensations. Si le problème était à l'intérieur de moi alors je désirais ne plus vivre ces expériences
du "trou noir". J'avais décrétée que le détachement était préférable à l'attachement. Je ne voulais plus souffrir, je ne voulais plus être dépendante de qui que ce soit. Je voulais connaître l'amour dans le détachement.
Mais je me suis attachée à d'autres personnes en dehors de mon conjoint ou de mes enfants : ma famille élargie, mes amis, ma communauté. Leur amour ou leur
affection avait de l'importance pour moi. Cela me faisait peur, de temps en temps, je dressais "un mur" pour me protéger. Un jour, une personne m'a dit :
"C'est en faisant l'expérience de l'attachement jusqu'au bout que l'on peut ensuite se détacher. Comment peut-on se dire détaché, quand on n'a pas été attaché".
Cela me fit réfléchir, et je décidais de m'attacher, mais de façon consciente, et d'aller jusqu'au bout, car un jour ou l'autre, sur la voie que j'ai choisi, il
me faudrait me détacher du besoin de mes enfants, de ma famille, de mes amis car autrement c'est la mort qui m'obligerait à le faire.
Je me suis de plus en plus attachée à des personnes, jusqu'à ce que je ressente la nécessité de faire "le deuil" de leur amour ou de leur affection. La perte de
tout ce qu'elles m'apportent est douloureuse et la guérison est longue, mais au bout, pour moi, il y a la liberté
d'aimer vraiment, sans conditions, sans exigences, sans chaînes.
Comme l'écrit Kalil Gibran, "Tout cela, l'amour vous le fait subir afin que vous connaissiez les secrets de votre
coeur et, au travers de cette connaissance, deveniez fragment du coeur de la Vie."
Deepak Chopra nous dit encore qu'un trou noir non guéri va grandir de plus en plus jusqu'à devenir une blessure géante. La plus grande
blessure dont on puisse être atteint est celle de la séparation, le traumatisme consécutif à la perte d'amour, de l'esprit, de Dieu. C'est le trou noir
primitif. Il nous coupe de la source d'amour de paix et de joie.
Quelqu'un qui n'a pas guéri cette absence originelle ressentira un sentiment de menace diffuse, qui est une forme de désespoir. L'approche du trou noir originel
engendre des sentiments d'accablement, de perte, de dépouillement extrême et des angoisses violentes de mort.
"On guérit les trous noirs en demandant à l'esprit de les combler. Malgré la terreur qu'ils inspirent, les trous
noirs se réduisent à un simple manque d'amour."
Aujourd'hui, il ne s'agit plus d'être détaché ou attaché mais surtout d'ouvrir mon coeur totalement, de m'abandonner dans cette relation avec mon conjoint, d'être engagée à 100%.
Très tôt, j'ai été consciente que "tomber amoureuse" supprime la souffrance immédiate de la perte, mais que ce sentiment est éphémère. Parfois, il m'arrive de
ressentir que l'être aimé se trouve à l'intérieur de mon coeur, que le manque d'amour est comblé.
Mais le vrai travail spirituel consiste à remplir soi-même ce manque.
"Pour exercer l'esprit à l'amour de soi, il faut lui montrer, sans relâche, que le Moi est un refuge d'amour et
de protection parfaitement sûr. Le Moi le plus haut ne peut vous protéger qu'à partir du moment où vous recherchez sa sécurité. Ce processus commence dès que vous consacrez du temps et de l'énergie
à l'amour de soi... Quand vous placerez ces objectifs au premier plan de vos relations amoureuses, vous aiderez l'être que vous aimez à trouver l'amour de soi au lieu d'attendre que l'amour soit
constamment dirigé vers vous."
Il n'existe donc pas d'autre voie pour atteindre une plénitude et un épanouissement réels, que celle qui passe par le Moi (c'est-à-dire le Moi divin).
Par fidélis
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Publié dans : journal intime
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